lundi 5 janvier 2026

PEPA DONCEL

Enfin vu PEPA DONCEL (Luis Lucia, 1969). S'il en était besoin, la prestation d'Aurora Bautista dans ce film me confirme pourquoi je travaille avec tant de passion et d'acharnement, depuis plusieurs mois, sur sa carrière. En ancienne prostituée devenue grande bourgeoise rigide -- mais follement nostalgique de son ancienne vie "dissolue" --, elle déploie tout l'éventail de son talent : la ferveur théâtrale de LOCURA DE AMOR et de PEQUENECES, la sensibilité contenue et frémissante de LA TIA TULA, l'humour ravageur et l'autodérision de LOS PASAJEROS, la noblesse blessée et intransigeante de EXTRAMUROS. La scène où Pepa va fleurir le mausolée de son défunt époux (qu'elle détestait) avant de s'envoyer en l'air dans la voiture de son ancien amant, garée entre la tombe et l'église, est anthologique. Bautista est tout simplement époustouflante dans ce film qui la résume toute.