¡Mi querida Aurora! ¡Por supuesto! Qui, sans être le moins du monde féministe, défendit ses droits à coups de canon, de majestueuse prestance, de profonde humilité, d'intelligence, et d'humour.
EXTRAMUROS
dimanche 8 mars 2026
lundi 5 janvier 2026
PEPA DONCEL
Enfin vu PEPA DONCEL (Luis Lucia, 1969). S'il en était besoin, la prestation d'Aurora Bautista dans ce film me confirme pourquoi je travaille avec tant de passion et d'acharnement, depuis plusieurs mois, sur sa carrière. En ancienne prostituée devenue grande bourgeoise rigide -- mais follement nostalgique de son ancienne vie "dissolue" --, elle déploie tout l'éventail de son talent : la ferveur théâtrale de LOCURA DE AMOR et de PEQUENECES, la sensibilité contenue et frémissante de LA TIA TULA, l'humour ravageur et l'autodérision de LOS PASAJEROS, la noblesse blessée et intransigeante de EXTRAMUROS. La scène où Pepa va fleurir le mausolée de son défunt époux (qu'elle détestait) avant de s'envoyer en l'air dans la voiture de son ancien amant, garée entre la tombe et l'église, est anthologique. Bautista est tout simplement époustouflante dans ce film qui la résume toute.
mardi 2 décembre 2025
GRRR !
Ecrire sur une actrice (en l'occurrence la Bautista) ou un acteur, c'est -- entre autres choses -- tenter de capter chacune de ses expressions les plus personnelles, qui sont souvent les plus furtives. Quitte à décortiquer une séquence d'un film en faisant une centaine de captures d'écran, jusqu'à trouver "cette" image précise qui en dit beaucoup. Cela me turlupinait depuis un moment. Cette expression presque imperceptible qu'Aurora Bautista arbore, pour une fraction de seconde, dans tous ses films. La voilà : les dents de la gencive inférieure dévoilées dans un moment de rage, de crispation, ou de désespoir (souvent les trois). C'est con à dire, mais d'avoir ENFIN mis le doigt sur cette mimique subliminale, cela me guérit des agacements de la journée (peut-être parce que j'ai eu la même expression ce soir, du reste...) Aurora Bautista, dans l'invraisemblable "Pequeñeces" (Juan de Orduña , 1950).

